bassin naturel dans le Val-de-Marne

Comment aménager un bassin naturel dans le Val-de-Marne ?

Envie d’un coin de nature chez vous, sans chlore ni produits chimiques ? Aménager un bassin naturel dans le Val-de-Marne séduit de plus en plus de propriétaires. Pour un bassin de baignade complet (50-100 m²), comptez entre 25 000 et 60 000 €. Voici comment transformer votre jardin en écosystème vivant.

bassin naturel dans le Val-de-Marne
ComposantCoût estimé
Terrassement (20-50 €/m³)2 000-5 000 €
Bâche EPDM (6-11 €/m²)1 500-4 000 €
Feutre géotextile500-1 500 €
Pompe et filtration500-1 500 €
Plantes aquatiques800-2 000 €
Main-d’œuvre3 000-8 000 €
Total (30-50 m²)8 000-20 000 €

Quelles autorisations demander en Val-de-Marne ?

Avant de vous lancer dans la création bassin naturel, direction la mairie. Les démarches varient selon la taille de votre projet.

Bassins de moins de 10 m²

Bonne nouvelle : aucune formalité. Ces petits bassins d’agrément échappent à la réglementation d’urbanisme. Vous creusez, vous plantez, vous profitez.

Bassins entre 10 et 100 m²

Une déclaration préalable de travaux suffit. Déposez le formulaire en mairie, par courrier recommandé ou en ligne. Comptez un mois pour la réponse.

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Bassins de plus de 100 m² ou profondeur supérieure à 2 mètres

Là, c’est du sérieux. Un permis de construire devient obligatoire. La procédure prend deux à quatre mois. Consultez le PLU de votre commune pour vérifier les distances minimales avec les limites de propriété — généralement trois mètres.

Où installer votre bassin naturel dans le Val-de-Marne ?

L’emplacement conditionne tout. Un mauvais choix et vous passerez vos étés à lutter contre les algues.

L’exposition solaire idéale

Visez cinq à six heures de soleil par jour. Trop de lumière ? Les algues vertes prospèrent. Pas assez ? L’équilibre biologique patine. Privilégiez le soleil du matin ou de fin d’après-midi, moins agressif.

Pour un bassin peu profond (moins de 60 cm), la mi-ombre évite que l’eau ne se réchauffe trop vite. Vos futurs poissons vous remercieront.

Le terrain et les obstacles

Évitez les sols argileux purs. Ils gonflent, se rétractent, et compromettent l’étanchéité. Les terrains calcaires ou limoneux offrent une meilleure stabilité.

Maintenez 1,50 à 2 mètres entre le bassin et tout mur ou clôture. Et surtout, fuyez les arbres à feuilles caduques. Leurs feuilles mortes chargent l’eau en matière organique. C’est le buffet à volonté pour les algues.

Quelles dimensions choisir ?

Un bassin naturel d’agrément et un bassin de baignade ne jouent pas dans la même catégorie.

Pour simplement observer libellules et grenouilles, 15 à 20 m² suffisent. La profondeur varie entre 40 et 60 cm.

Pour nager, visez 50 m² minimum avec une zone profonde de 1,50 à 2 mètres. Ajoutez une zone de lagunage équivalente à 10 % du volume total. C’est elle qui filtre l’eau naturellement.

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Les contours irréguliers imitent les étangs sauvages. Ils créent des microhabitats variés et favorisent la biodiversité. Tracez les courbes au sol avec un tuyau flexible avant de creuser.

bassin naturel dans le Val-de-Marne

Comment fonctionne la filtration naturelle ?

Oubliez les produits chimiques. Ici, ce sont les plantes qui font le travail.

Le système de lagunage

L’eau circule du bassin principal vers une zone peu profonde (40-50 cm) densément plantée. Elle traverse deux couches de substrat : des galets en dessous, du gravier fin au-dessus. Les bactéries hébergées par les racines transforment l’ammonium en nitrate. Les plantes absorbent ces nutriments. Les algues, privées de nourriture, disparaissent.

Une pompe submersible assure la circulation. Prévoyez un débit de 25 à 50 % du volume par heure.

Les plantes indispensables

Pour la zone de filtration : roseaux communs, iris des marais, massettes. Leurs racines puissantes absorbent phosphates et nitrates.

Pour oxygéner l’eau : élodées, myriophylles, renoncules d’eau. Ces plantes submergées libèrent l’oxygène directement dans le bassin.

Pour décorer : nénuphars et sagittaires. Ils apportent de l’ombre et limitent la prolifération des algues.

Plantez dense. Un plant tous les 15-20 cm² dans le lagunage accélère la mise en route du système.

Comment entretenir votre bassin naturel au fil des saisons ?

Pas de panique. C’est moins contraignant qu’une piscine classique. Mais il faut mettre les mains dans l’eau.

Printemps

Nettoyage complet à la sortie de l’hiver. Aspirez la vase, taillez les plantes, relancez la pompe. Analysez le pH — visez entre 5,5 et 6,5.

Été

La période intense. Trente à quarante-cinq minutes par semaine : enlèvement des feuilles mortes et des composés organiques. Si des algues bleu-vert apparaissent (odeur désagréable, texture muqueuse), augmentez le brassage.

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Automne

Installez un filet au-dessus du bassin pour capturer les feuilles tombantes. Retirez les hampes florales fanées du lagunage.

Hiver

Rabattez les plantes vivaces à 10 cm. Si vous avez des poissons, maintenez la pompe en marche. Jamais d’arrêt complet — la circulation évite que les gaz toxiques ne s’accumulent sous la glace.

Et maintenant ?

Vous avez les cartes en main. Un bassin naturel dans le Val-de-Marne, c’est 8 000 à 20 000 € pour un agrément, jusqu’à 60 000 € pour une vraie baignade. Mais zéro chlore, zéro produit chimique. Juste vous, l’eau et les libellules.

FAQ

Combien coûte vraiment l’aménagement d’un bassin naturel ?

Pour un bassin d’agrément (15-20 m²), comptez 8 000 à 15 000 €. Pour un bassin de baignade (50-100 m²), l’investissement grimpe entre 25 000 et 60 000 €. L’entretien annuel se limite à 300-600 € une fois le système équilibré.

Comment entretenir un bassin naturel sans se laisser déborder ?

De mai à octobre, une séance hebdomadaire de 30-45 minutes suffit : robot, brossage, feuilles mortes. Le reste de l’année, une fois par mois. Avec une bonne plantation initiale, le système devient quasi-autonome après deux à trois mois.

Est-il possible de créer un bassin naturel sans pompe ?

Pour un bassin d’agrément bien planté, oui. L’absence de pompe réduit les coûts mais ralentit la maturation et augmente le risque d’algues. Pour un bassin de baignade ou avec des poissons, la pompe devient indispensable.

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